Que répondre à pourquoi vous et pas un autre

À première vue, cette question ressemble à un boss de fin de niveau: tu as fait tout le parcours nickel, et là, on te demande d’improviser un monologue digne des Césars. Vision mème: toi, en sueur, face à un jury façon télécrochet, qui lance “Pourquoi vous et pas un autre ?” pendant qu’un projecteur t’aveugle.

L’angle unique, pas le CV en copier-coller

  • Image mentale: Toi, dans un rayon de supermarché entre 37 yaourts natures, avec une étiquette “goût pistache grillée”.
  • Ce qu’on croit: “Il suffit de dire que je suis motivé.”
  • Ce qui se passe vraiment: De toute évidence, tout le monde est “motivé”. À vrai dire, cette info a la valeur d’un post-it oublié.
  • Ce qu’il faut faire: Expose un différenciateur concret. En d’autres termes, “Je suis la seule personne ici qui a [compétence niche] appliquée à [contexte du recruteur].” Exemple: “D’une part, j’ai conçu un onboarding qui a réduit le churn de 22% ; d’autre part, je parle la langue de vos clients B2B. Par conséquent, je peux livrer vite et bien.”

Les preuves qui claquent plus qu’un adjectif

  • Image mentale: Un mème “expectation vs. reality”: à gauche “je suis proactif”, à droite un tableau de bord avec KPIs qui brillent.
  • Ce qu’on croit: “Des adjectifs forts suffisent.”
  • Ce qui se passe vraiment: Les adjectifs sans données, c’est du soda sans bulles. Quoi qu’il en soit, on veut du mesurable.
  • Ce qu’il faut faire: Passe en mode preuve. Sous un autre angle, donne 1 chiffre + 1 contexte + 1 résultat. Formule: “J’ai [action] qui a conduit à [metric] en [délai], au fil du temps ça a stabilisé [impact durable].” Exemple: “J’ai refondu le parcours de démo, +31% de conversion en 90 jours ; à long terme, baisse du CAC.”

Le miroir du besoin: parler d’eux, pas de toi

  • Image mentale: Toi avec un miroir sur lequel on lit leur fiche de poste, façon scène de braquage, mais pour l’empathie.
  • Ce qu’on croit: “Je dois tout raconter de mon parcours.”
  • Ce qui se passe vraiment: Le recruteur veut son problème résolu, dans l’immédiat. Pour faire court, ta bio complète n’est pas la priorité.
  • Ce qu’il faut faire: Reformule leur enjeu et aligne ta réponse. Script: “Si je comprends bien, votre priorité c’est [objectif]. J’ai déjà résolu [problème similaire] chez [X], résultat [bénéfice]. En d’autres termes, je sais répéter ça ici.” Exemple: “Vous voulez accélérer le time-to-value. Chez Z, j’ai réduit l’onboarding de 14 à 6 jours.”

La méthode en 3 étapes, pas la magie noire

  • Image mentale: Un plan en 3 boîtes propres, pendant que le chaos brûle derrière en mode mème “This is fine”.
  • Ce qu’on croit: “Dire que je vais ‘m’adapter’ suffit.”
  • Ce qui se passe vraiment: De fil à aiguille, sans cadre, on finit en roue libre. À vrai dire, une méthode rassure.
  • Ce qu’il faut faire:Annonce un mini-process.
    1. Diagnostic éclair: “J’évalue [2-3 inputs] au plus tôt.”
    2. Hypothèses ciblées: “Je teste [leviers A/B] en 10 jours.”
    3. Itération mesurée: “Je scale ce qui performe, je coupe le reste.” Exemple punchline: “Moins de powerpoint, plus de prototypes mesurés.”

La vibe pro: fiable, clair, agréable

  • Image mentale: Un gif “calme olympien”: toi qui éteins des feux avec un sourire et une to-do list.
  • Ce qu’on croit: “Se vendre = en faire des tonnes.”
  • Ce qui se passe vraiment: De façon générale, l’arrogance crispe. Sous un autre angle, la clarté et la collaboration gagnent.
  • Ce qu’il faut faire:Montre la compétence relationnelle.
    • Clarté: “Voici le plan en 3 points.”
    • Cadrage: “Voici ce que je fais/ce que je ne fais pas.”
    • Collaboration: “Je co-construis, feedback en boucle courte.” Exemple: “Je challenge sans ego, je documente pour que l’équipe suive sans friction.”

La punchline 20 secondes qui reste en tête

  • Image mentale: Bande-annonce: un slogan court qui tient sur un sticker d’ordi.
  • Ce qu’on croit: “Il faut un long discours.”
  • Ce qui se passe vraiment: L’attention est une ressource rare. Par conséquent, on retient une phrase-moteur.
  • Ce qu’il faut faire:Prépare une signature.
    • Format A (impact): “Je transforme [situation actuelle] en [résultat mesurable] en [délai].”
    • Format B (niche): “Je suis la personne qui [spécificité] pour [public] quand il faut [enjeu].”
    • Format C (preuve+fit): “J’ai fait [preuve], et c’est exactement ce qu’il vous faut pour [objectif].” Exemple: “Je fais passer les leads tièdes en clients sous 30 jours, sans budget pub supplémentaire.”

Exemples prêts à l’emploi

  • Vente B2B: “D’une part j’ai doublé le taux de RDV qualifiés via séquences multicanales ; d’autre part, vos ICP sont identiques à ceux que j’ai fermés. Quoi qu’il en soit, je peux répliquer la mécanique dès le mois 1.”
  • Produit/UX: “J’aligne métriques et parcours: moins de clics, plus d’adoption. Par exemple, sur l’app X, +18% MAU en 6 semaines.”
  • Freelance créa: “Je rends vos contenus mémorables: angle éditorial net, exécution rapide. Sous un autre angle, je livre storyboard + pilote en 10 jours.”

Liste récapitulative

MèmeConseil utile
“Goût pistache au milieu des yaourts nature”Nommer 1 différenciateur concret lié à leur contexte.
“Adjectifs vs. tableau de KPIs”Remplacer les adjectifs par preuve: chiffre + contexte + résultat.
“Le miroir du besoin”Reformuler leur priorité et montrer un cas similaire résolu.
“This is fine + plan en 3 boîtes”Présenter une méthode simple: diagnostiquer, tester, itérer.
“Calme olympien”Mettre en avant clarté, cadrage, collaboration.
“Sticker d’ordi”Avoir une punchline 20 secondes mémorisable.

Conclusion

À vrai dire, répondre à “Pourquoi vous et pas un autre ?” n’est pas une joute d’ego, c’est une démonstration ciblée. Pour faire court: un angle unique, une preuve, un fit, une méthode, une vibe pro, une punchline. Dans l’immédiat, écris ta phrase-sticker et un exemple chifré; à long terme, peaufine ton playbook par secteur. Le meilleur conseil, c’est celui qu’on retient parce qu’on a rigolé en le lisant — et qu’on peut redire, mot pour mot, quand la lumière du projecteur s’allume.

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